23/12/2016

LETTRE AU PÈRE PAR IRIS RIEDO

Le mercredi 23 novembre, nous sommes allés assister à l’adaptation française de la Lettre au père de Franz Kafka au théâtre, pleine de messages personnels et intimes destinés à son père, un brave homme, fort mais aussi autoritaire qu’un général d’armée. La pièce nous dévoile tout ce que l’auteur dissimulait dans sa lettre.
    Cette pièce s’inspire d’une lettre qu’a écrit l’auteur Franz Kafka, né le 3 juillet 1883 à Prague, la capitale de la République Tchèque et mort le 3 juin 1924. La lettre écrite avait pour destinataire son propre père, Hermann Kafka et a été écrite en 1919 mais n’a été publiée qu’en 1952 après sa mort. Elle contient tout ce que reprochait Kafka à son père, qui, d’après la manière avec laquelle il le décrit, était un homme qui n’avait aucune considération pour ses émotions et son être en général, ignorant et hypocrite. Il y inscrit ses souvenirs d’enfances, ses regrets et sa haine toujours présente à ce jour.
© Carole Parodi
   La pièce s’est déroulée ainsi: Il y avait au début la projection d’un petit film, qu’on pourrait appeler introducteur, en noir et blanc, montrant deux personnages, qui, plus tard, nous le devinerons, vont représenter Kafka et son père. On voit le premier personnage, plus petit comparé a l’autre, en train d’essayer des chapeaux et aussi en train d’être forcé à enlever ceux qu’il a choisi, lui, et de mettre ceux qu’a choisi le grand. On distingue celui qui a et celui qui n’a pas d’autorité comme cela va être le cas entre Kafka et son père.
      A la suite du petit film, le comédien entre lentement en scène, décorée simplement d’un lit prenant la place centrale, d’un banc à gauche et d’une chaise à droite. Il commence et, déjà, on s’aperçoit du ton de la pièce, très sérieux mais sincère. Le comédien, lui, ne bouge pas beaucoup, parfois s’avance et recule pour montrer ses émotions, mais reste plutôt fixé la plupart du temps. Puis, au bout d’un moment, on voit apparaître un autre personnage assez soudainement, représentant son père. Il fait son apparition en robe de nuit, couché sur le lit. L’histoire avance et Kafka parle de ses sentiments et nous raconte des histoires de son enfance qu’il a vécue auprès de son père. Le père, lui, parle quand la lettre souhaite qu’il parle, pour nous montrer ce que Kafka fils imaginait alors dans la bouche de son père.

    D’après moi, la manière dont est racontée l’histoire était le seul point négatif. Une lettre est faite pour être lue, et non pour être jouée comme une pièce de théâtre. La lettre originale en soit était assez longue et sans actions, ce qui rendait la pièce plus longue et difficile à suivre. Mais à part cela, tout était assez bien mis en place. Le décor était simple mais bien choisi, on pouvait voir qu’il représentait la chambre de Kafka, où la lettre a probablement été écrite. Les comédiens ont bien interprété les émotions mélancoliques et tristes. On voyait que Kafka était mal, le comédien toussait et tremblait légèrement et on remarquait aussi que le père avait un air désapprouvé. La lumière et la musique n’ont pas joué un rôle majeur durant la pièce et n’avaient rien de très marquant selon moi.
    En conclusion, le sujet de la pièce était intéressant mais était difficile à mettre sur une scène de théâtre, mais les comédiens ont fait leur travail magnifiquement bien, leurs sentiments et pensées ont été ce que j’ai véritablement apprécié dans la pièce.
 Iris Riedo, élève de Laure-Elie Hoegen, 11ème année, Cycle de la Florence

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