09/02/2017

LE LEGS ET L'ÉPREUVE PAR STEPHANIE


Marivaux a écrit principalement des textes dramatiques. Néanmoins, dans la majorité de ses textes, il interroge la coquetterie et l’amour-propre à la lumière de l’amour de soi. Il y questionne les rapports sociaux et la morale qui les fonde sur un mode burlesque. Le Legs et l’Épreuve sont à l’image de son écriture : elles provoquent le rire franc du public en lui dépeignant ses propres vices.

 © Marc Vanappelghem

De quoi parlent ces pièces?

Le Legs est l’histoire de plusieurs arrangements conjugaux à l’issue desquels les véritables amours en ressortent triomphants.
L’amour n’est jamais bien longtemps idyllique puisqu’il se frotte à des intérêts financiers : payer 200'000 francs pour se débarrasser d’une amante, est-ce bien raisonnable ? À première vue, non. Le Marquis tente de marchander le prix de sa liberté. Toutefois, la Comtesse dont il est épris finira par mériter ce douloureux don, au prix de sa participation aux frais quémandés par Hortense, la femme qui lui était initialement promise par le legs.

L’Épreuve est une pièce au contenu plus perfide puisqu’elle repose sur la manipulation amoureuse de Lucidor envers Angélique afin de savoir qui de la fortune ou de l’amant cette dernière aime. Angélique sombre au fur et à mesure de cette épreuve. L’amour dévoilé contient l’amertume du doute duquel il procède. Le silence final d’Angélique peut avoir plusieurs lectures. L’amour sincère et ingénu peut-il résister aux épreuves de la remise en question et de la méfiance?

08/02/2017

LE LEGS ET L'ÉPREUVE PAR AYMERIC


Le vendredi 3 février, je suis allé voir les deux pièces de Marivaux mises en scène par Julien George. Dans ces deux comédies en un acte, Le Legs et L’Épreuve, les personnages sont bousculés par des soucis amoureux et financiers. Rien n’est simple pour les personnages de Marivaux. 

 © Marc Vanappelghem

Dans Le Legs, le marquis aime la comtesse et réciproquement mais il n’arrive pas à le lui dire. De plus, si ce pauvre marquis épouse la comtesse alors il devra 200’000 francs à Hortense à cause d’un legs qui les lie tous deux. Il aurait à la fois envie de garder ses 200’000 francs et d’épouser la comtesse. Le marquis oscille entre l’écoute de son coeur et de son porte monnaie. 

Dans L’Épreuve, Lucidor veut s’assurer qu’Angélique l’aime pour ce qu'il est, et non pas pour sa fortune. Il va donc mettre en place une stratégie avec son valet pour savoir si elle est intéressée par sa situation financière ou si ses sentiments sont véritablement purs à son égard. 

Ces deux comédies montrent bien l’influence néfaste que l’argent peut avoir sur les rapports amoureux.

24/01/2017

SOIR DE PREMIÈRE!


Dès ce soir et pendant 3 semaines, nous vous proposons de venir découvrir deux comédies en un acte de Marivaux, Le Legs et L'Épreuve. Avec six comédiens pour interpréter douze personnages, la mise ne scène pétillante de Julien George promet une soirée de théâtre jubilatoire. C'est aussi l'occasion pour nous de revenir sur un auteur de théâtre majeur, à la pointe de la tradition théâtrale française et italienne du XVIIIe siècle.

© Marc Vanappelghem


Le Legs est représenté pour la première fois le 11 juin 1736 par la troupe des Comédiens-Français, et L’Épreuve le 19 novembre 1740 par la troupe des Comédiens Italiens.
Ces deux troupes sont rivales. À l’époque, Marivaux est en effet rarement donné au Français. Entre 1720 et 1740, il est le grand rival de Voltaire, comédie contre tragédie, prose contre vers, Théâtre-Français contre Hôtel de Bourgogne, son œuvre est principalement jouée par les Comédiens Italiens.
Chassés par Louis XIV en 1697 suite aux représentations de La Fausse Prude, une pièce qui visait directement Madame de Maintenon, ceux-ci reviennent à Paris sous le nouveau régime en 1716 et profitent de la protection du duc d’Orléans pour reprendre leurs représentations, sous la direction de Luigi Riccoboni, dans une salle entièrement rénovée. 

23/12/2016

LETTRE AU PÈRE PAR IRIS RIEDO

Le mercredi 23 novembre, nous sommes allés assister à l’adaptation française de la Lettre au père de Franz Kafka au théâtre, pleine de messages personnels et intimes destinés à son père, un brave homme, fort mais aussi autoritaire qu’un général d’armée. La pièce nous dévoile tout ce que l’auteur dissimulait dans sa lettre.
    Cette pièce s’inspire d’une lettre qu’a écrit l’auteur Franz Kafka, né le 3 juillet 1883 à Prague, la capitale de la République Tchèque et mort le 3 juin 1924. La lettre écrite avait pour destinataire son propre père, Hermann Kafka et a été écrite en 1919 mais n’a été publiée qu’en 1952 après sa mort. Elle contient tout ce que reprochait Kafka à son père, qui, d’après la manière avec laquelle il le décrit, était un homme qui n’avait aucune considération pour ses émotions et son être en général, ignorant et hypocrite. Il y inscrit ses souvenirs d’enfances, ses regrets et sa haine toujours présente à ce jour.
© Carole Parodi

22/12/2016

BRIEF AN DEN VATER, SOPHIE WILLIMANN

            Dieses Theaterstück erzählt, dass die Beziehung zwischen einem Sohn und einem Vater nicht einfach ist. Das ist eine wahre Geschichte, die von der Perspektive des Sohnes erzählt ist.
            „Lettre au père“ ist ein Theaterstück, das Franz Kafka geschrieben hat. Man kann das Stück in „ La Comédie“ sehen. Franz Kafka hat einen Brief an seinen Vater geschrieben, aber der Vater hat diesen Brief nie bekommen. Kafka hat ihm geschrieben, als er jung war.

 © Carole Parodi

21/12/2016

LETTRE AU PÈRE PAR SARAH BACCI DU CYCLE DE LA FLORENCE

Dans cette critique, je vais parler de "lettre au père" écrit par Franz Kafka et mis en scène par Daniel Wolf.  
Ma classe et moi, sommes allés voir "lettre au père" écrit par Franz Kafka et mis en scène par Daniel Wolf. C'était à la comédie à Genève. Nous y sommes allés le mercredi 23 novembre. 

 © Carole Parodi

15/12/2016

LE STATUT DE LA PAROLE


Dès le départ, le ton est donné. Forbidden di sporgersi commence sans parole. La première minute du spectacle se déroule dans le noir. Au bout de cette minute, la lumière apparaît peu à peu, permettant au public de distinguer en premier une guitare, puis un groupe de quatre personnes en blouse de travail, déjà en action, rassemblé autour d’une rubalise. Le plateau est également investit par des panneaux en plexiglas comportant des chiffres. Ce qui frappe, c’est la « non théâtralité » de ce début et la  mise à distance du spectateur. Sur scène, le groupe tourne en partie le dos au public et est très afféré à manipuler son objet. On a l’impression qu’avec ou sans public, les personnes au plateau, feraient la même chose. Cette sensation place immédiatement le spectateur dans une mise à distance de l’objet théâtral. Le spectateur se sait spectateur, il ne s’identifie pas à ce qu’il voit sur scène, il observe, consciemment l’exploration qui est menée devant lui.

 © Pierre Estournet